Une tactique payante pour l’Allemagne ?

Une arme menant à la victoire ?

Dés 1914 le professeur Haber essaye de convaincre les autorités allemandes d’utiliser des substances chimiques comme arme. Il est convaincu que l’utilisation de ces armes peut permettre de remporter la victoire plus rapidement.

En 1915, le front est stabilisé. La guerre est statique. Il faut percer le front à tout prix. Le général Falkenhayn, général en chef des armées allemandes, se laisse convaincre. L’attaque aura lieu à Ypres, dans un secteur où les vents sont favorables. La surprise créée par cette nouvelle arme contre laquelle l’ennemi n’a pas de protection doit mener à une victoire rapide.

Cette nouvelle arme sème en effet la panique dans les rangs alliés.  Incapables de se défendre contre ce nouveau type d’arme, les soldats et les populations, notamment française, ont peur que l’Allemagne ait trouvé l’arme fatale.

Un espoir déçu

Mais ces espoirs de victoire vont être déçus pour deux raisons principalement.

  1. Paradoxalement, le général Falkenhayn n’a pas accordé de moyens classiques supplémentaires pour exploiter la brèche que l’emploi des armes chimiques créerait. Pourtant le front a bien été rompu. Les allemands n’ont pas exploité la surprise. Falkenhayn n’a été intéressé que par l’expérimentation technique. Dans la plupart des guerres, les innovations techniques ne sont utiles que si elles sont associées à une tactique. A Ypres, la première utilisation des armes chimiques avait des ambitions tactiques limitées.
  2. Les moyens de protection se sont développés une fois l’effet de surprise passé (masque à gaz). Le succès d’Ypres n’a pu être créé de nouveau. Même l’apparition de l’Ypérite en 1917 ne modifie pas la donne alors que ce gaz peut être considéré supérieur au chlore et au phosgène car en plus de toucher les voies respiratoires il provoque des brûlures considérables sur la peau.